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Associés pour la première fois, le Monégasque Rémi Galleau, le Belge Claudy Weibel et l’italien Diego Rizzi ont été séduisants et efficaces à l’occasion de la Grande Finale PPF. Draguignan a pris l’accent européen et personne ne le regrette.

On ne l’attendait pas à pareille fête. Du haut de ses 19 ans, Diego Rizzi a éclaboussé de son talent la 1re édition de la Grande Finale du circuit Promotion Pétanque Française.
A Draguignan, le public du  boulodrome Marcel Oliver a vibré au son des frappes chirurgicales du jeune transalpin. Associé au Belge Claudy Weibel et au Monégasque Rémy Galleau, Rizzi fut étincelant. Révélé au grand public lors des Mondiaux-2012 à Marseille (il se classa 1er du tir de précision à l’issue des qualifications), le vice-champion d’Europe des clubs (avec Bocciofila Taggese) n’a jamais tremblé, à l’image de son duel tant attendu face à Dylan Rocher en demi-finale. L’icône dracéenne, en délicatesse avec son jeu dans les moments clés, a fini par céder (à 3) pour la première fois face à l’Italien. « Ils étaient simplement meilleurs », ont d’ailleurs reconnu Henri Lacroix et Bruno Le Boursicaud, qui n’ont jamais pu éteindre l’incendie. Les champions du monde hors-jeu, le team Europe avait en ligne de mire le trio Fournié-Sarrio-Fazzino , jusque-là intenable et victorieux en demi-finale des champions de France 2013, Emmanuel Lucien, Philippe Quintais et Philippe Suchaud (à 10) au terme d’un duel aux multiples rebondissements qui laissa sur le carreau l’inoxydable trio de Dreux.

« On a vraiment transpiré pour atteindre la finale, avoue Claudy Weibel, qui n’a pas oublié ce barrage en poule gagné aux forceps face à Rajoelison-Bluette-Bonnet. « On ne s’est surtout pas focalisé sur la partie perdue au 1er tour des quarts de finale contre Sarrio car les compteurs étaient remis à zéro », explique le Belge de la Ronde de Metz, sacré champion d’Europe des clubs aux Pays-Bas le 1er décembre. Hasard du calendrier, Weibel et Rizzi s’étaient croisés en finale. Dans le Var, l’union était sacrée avec en soutien, l’approche millimétrée aux points de Rémi Galleau, bien décidé à accrocher à son palmarès un « majeur ». 

Il était écrit qu’au pays de la pétanque, les lauriers reviennent à trois joueurs étrangers. Comme une gifle gentiment donnée à ceux qui pensent que l’hégémonie française n’a pas de frontières. Car la triplette Galleau-Weibel-Rizzi, malgré un léger coup de fringale (3-7), s’est comportée en patronne. Sur une surface teintée de marbre,  Galleau, le prince du point, Weibel, le taulier du milieu, et Rizzi, le cabosseur transalpin, ont su faire le dos rond avant de s’envoler vers une victoire méritée. Ce ne sont pas les quatre bouchons sortis par Sarrio qui ont modifié la physionomie de ce duel. « On a eu la partie en main, mais on n’a pas su préserver notre avance », regrette le Brondilland Christophe Sarrio, scotché à 7 points. «  C’est le sport, leur équipe a été très homogène, sans faille », persiste Christian Fazzino. « C’est une vraie consécration, une belle aventure humaine », conclut Rémi Galleau, qui peut déjà savourer sa qualification pour la Grande Finale 2014 en tant que tenant du titre. 

 

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