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Première victoire à Nyons pour Jérémy Darodes, Thierry Bezandry et Christophe Sarrio à l'issue d'une finale franco-suisse.

Rocher et Lacroix en Espagne, Foyot aux Etats-Unis, on pouvait craindre, même s’il avait cette année encore fait le plein plusieurs semaines à l’avance, que l’International de Nyons ne souffre cette année d’un plateau un peu plus resserré que d’habitude. Craintes vaines, car la qualité de jeu était comme d’habitude au rendez-vous, au point qu’on enregistrait dès les premières parties plusieurs sorties de route spectaculaires, avec les éliminations de Radnic-Margerit-Jouffre, Mallet-Roustan-Kerdjou, Rizo-Guille-Durand, Palazon-Azir-Boshung, Molinas-Molinas-Molinas et Lakhal-Farinetti-Oddoux.

Mais la première grosse sensation de la journée venait néanmoins de l’élimination, sur le score le plus sévère, de Phalippot-Miléi-Villaret par les Varois Bandini-Begliatti-Corcia, auteurs d’une partie superbe. Reygaza-Durk-Laffont butaient quant à eux sur Charlet-Quilès-Chauval, tandis que Le Boursicaud-Cano-Chioni finissaient leur parcours face à Perret-Vinson-Vang. De quoi ouvrir la porte à pas mal d’outsiders qui profitaient de l’aubaine et accédaient, ce matin, aux huitièmes de finale. Une partie survolée par Fournié-Savin-Puccinelli et par Sarrio-Bezandry-Darodes, faciles face à Gayraud-Amaya-Caillol, tandis que Passo devait s’employer pour distancer Vinson et que Molinas s’imposait face à Delyon.

Arrivait alors le choc de la matinée, qui allait opposer la famille Molinas à Fournié : un match France-Suisse tournant rapidement à l’avantage de Mamour et de ses fils, qui s’imposaient 13-4 à l’issue d’une partie parfaitement maîtrisée. Passo vainqueur de Debard, Sarrio devant Gomez, Guilhot vainqueur de Barocco, le dernier carré était maintenant désigné et promettait de belles confrontations.  Si Guilhot-Molinas donnait une belle partie, c’est le choc entre Sarrio et Passo qui attirait surtout les regards : le premier s’imposait, malgré un bon Passo qui finissait tireur après avoir débuté pointeur, sur deux magnifiques carreaux de Bezandry. Des carreaux qui n’allaient pas être les derniers, puisque c’est une véritable avalanche de tirs réussis par le champion malgache et par Christophe Sarrio qui s’abattait dès le début de la finale sur une famille Molinas volontaire mais bientôt dépassée. C’est donc en six petites mènes que la belle équipe emmenée par Jérémy Darodes s’imposait bientôt. Impeccable au point, déjà finaliste ici en 2010, le Charentais pouvait alors enfin brandir, à la fin d’un été qui a signé son grand retour sur le devant de la scène, l’amphore-trophée de l‘International de l’Olivier.

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